On considère que, depuis les années quatre-vingt, le cinéma italien traverse une crise ; parmi les causes, on invoque la multiplication des chaînes de télévision privées, qui ont détourné l'attention des spectateurs des salles obscures, et par conséquent…
En 2007, pendant le Festival de Cannes, Quentin Tarantino, grand admirateur du cinéma italien des années 1960-1970, qualifia de tragique l'état du cinéma italien, car les films des dernières années lui paraissaient tous identiques, ternes et propres à distiller l'ennui : « Ils parlent soit du passage à l'âge adulte de garçons, soit du passage à l'âge adulte de filles, soit de couples dont la relation traverse une crise, soit des vacances de déficients mentaux. »
Ces paroles peu flatteuses déchaînèrent l'indignation des gens de cinéma italiens : le quotidien L'Unità traita Tarantino de « déficient mental », et Sophia Loren se demanda s'il pouvait seulement parler du cinéma italien, lui qui ne comprenait, semble-t-il, rien même au cinéma américain. Il se trouva pourtant des voix pour donner raison à Tarantino, reconnaissant une bonne part de vérité dans les propos de l'Américain