Poème d'Emily Dickinson sur la bardane, le marais et l'offense
La bardane s'est accrochée à mon ourlet.
Est-ce à elle
Que j'en dois faire grief ?
Non, la faute est à moi : je suis passée
Là où se dresse la maison du Scélérat.
Pour les taches de vase sur mes souliers,
Faut-il s'en prendre au marécage ?
Il n'est capable de rejeter
Que de la Boue :
Tu t'y es égaré, essuie-toi !
Le ressentiment est signe de Menu fretin.
Si dans les ténèbres tu n'y vois goutte,
Regarde l'Horizon !
Traduction littérale
Emily Dickinson