Claude Debussy, dans une lettre de 1903, sur l'ascèse et le panthéisme cosmogonique
Bien entendu, je me rends compte du bien-fondé des aspirations et des enthousiasmes apostoliques. Rien n'excite autant que de jouer au petit Bouddha : se nourrir d'un seul œuf et de deux verres d'eau par jour et donner le reste aux pauvres, ruminer à l'infini les billevesées d'un panthéisme cosmogonique, ce fatras de forces divines de la nature, de voluptueux mélanges du « moi » et du « non-moi » se dissolvant dans le culte de l'âme universelle.
Extrait d'une lettre de Claude Debussy, 1903