Poème de Nikolaï Roubtsov de 1960 sur l'amour de la Russie et du foyer natal
Salut, Russie, ma patrie !
Comme je suis heureux sous ton feuillage !
Il n'y a pas de chant, mais j'entends distinctement
Le chant en chœur de choristes invisibles…
Comme si le vent m'avait poussé à travers elle,
À travers toute la terre, par les villages et les capitales !
J'étais fort, mais le vent était plus fort,
Et je ne pouvais m'arrêter nulle part.
Salut, Russie, ma patrie !
Plus forte que les tempêtes, plus forte que toute volonté
Est l'amour pour tes granges auprès du chaume,
L'amour pour toi, isba dans le champ d'azur.
Pour tous les palais je ne donnerais pas
Ma basse maison, avec les orties sous la petite fenêtre.
Comme le soleil, apaisant, descendait
Chaque soir dans ma chambre haute !
Comme toute l'étendue, céleste et terrestre,
Respirait par la petite fenêtre le bonheur et la paix,
Et exhalait un vieux temps digne de gloire,
Et exultait sous les averses et sous la chaleur !…
Traduction littérale
Nikolaï Roubtsov, 1960