Poème de Constantin Balmont de 1899 sur l'arrivée de l'automne
Les airelles mûrissent,
Les jours se font plus froids,
Et le cri des oiseaux
Ne rend le cœur que plus triste.
Les volées d'oiseaux s'envolent
Au loin, par-delà la mer bleue.
Tous les arbres resplendissent
Dans leur parure multicolore.
Le soleil rit plus rarement,
Les fleurs n'ont plus de parfum.
Bientôt l'Automne s'éveillera
Et pleurera, encore tout endormie.
Traduction littérale
Konstantin Balmont, 1899.
Illustration : Isaak Brodski. Feuilles tombées, 1913.