Après l'incendie de Notre-Dame de Paris en 2019, l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) a été autorisé à mener des fouilles d'une ampleur sans précédent
Après l'incendie de Notre-Dame de Paris en 2019, l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) a été autorisé à mener des fouilles d'une ampleur sans précédent. Les découvertes faites au cours de ces travaux élargiront sans nul doute considérablement les connaissances sur Notre-Dame de Paris et sur l'histoire du quartier de la Cité. Lors d'une conférence de presse tenue le mardi 17 septembre, l'INRAP a rendu compte des résultats des fouilles menées sous la cathédrale, qui durent déjà depuis 5 ans.
La plus ancienne trouvaille est constituée par les vestiges de bâtiments d'habitation du Ier siècle, mis au jour à une profondeur de 3,5 mètres seulement. Les fondations de plusieurs édifices de l'époque de la Renaissance carolingienne ont été dégagées, et l'on a pu observer pour la première fois les fondations de la cathédrale elle-même. On a trouvé de nombreux morceaux de décor en pierre et environ 1000 fragments de sculptures, dont certains sont attribués au XIIIe siècle. Ils gisaient à 10-15 centimètres seulement sous les dalles de la cathédrale. Parmi les trouvailles les plus remarquables figure une tête d'homme admirablement conservée, représentant peut-être le Christ.
Comme toutes les cathédrales catholiques, Notre-Dame de Paris servait de lieu de sépulture. Mais, à la différence d'autres églises, les sépultures s'y trouvent exclusivement à l'intérieur de l'édifice, et non à ses abords. Sous la cathédrale, on a découvert une centaine de sépultures, dont plusieurs sarcophages.








