La règle de soustraction des chiffres romains et les anciennes variantes de leur notation
Il arrive que l'on rencontre des formats originaux de chiffres romains, différents de ceux auxquels nous sommes habitués.
/Pour plus de clarté dans mon explication, je séparerai les ordres de grandeur par des points, ce qui est admissible/
Si l'on s'en tient à la notation qui nous est familière, 1899 doit s'écrire M.DCCC.XC.IX, et non M.DCCC.LXXXX.IX. Comme vous le voyez, la différence ne tient qu'à l'écriture du chiffre 90. À en juger par la manière dont on écrit aujourd'hui les chiffres romains, il est effectivement plus commode d'écrire 90 XC. C'est ici qu'intervient la règle dite de soustraction. De 100 (C), nous retranchons 10 (X), ce que la notation indique en plaçant le chiffre soustrait à gauche du chiffre dont on soustrait. Cette règle est renforcée par une seconde norme : en notation romaine, un même chiffre ne doit pas se répéter plus de trois fois.
Ces règles, pourtant, n'ont pas toujours été canoniques. Ainsi, jusqu'au XIXe siècle, le chiffre 4 s'écrivait fréquemment IIII. De nos jours, cette forme survit sur certains cadrans d'horloge, comme un archaïsme charmant, peut-être lié au désir de ne pas prononcer le nom du dieu Jupiter (IVPITER), dont l'écriture commence par IV.
Je ne sais si l'on peut y voir une erreur, mais certains documents anciens présentent effectivement d'autres variantes de notation des nombres romains. Par exemple, 9 : VIIII, 80 : XXC, 99 : LXXXX.VIIII, 999 : DCCCC.XC.IX