dimanche, 4 octobre 2026

Le poème « Sainte-Hélène » de Lermontov (1831) sur l’exil et la tombe de Napoléon

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Le poème « Sainte-Hélène » de Lermontov (1831) sur l’exil et la tombe de Napoléon

Rendons hommage à l'île solitaire,
Où souvent, plongé dans ses pensées,
Sur le rivage, de la France lointaine
Napoléon se souvenait !
Fils de la mer, ta tombe est au milieu des mers !
Voilà la vengeance pour les tourments de tant de jours !
Le pays coupable n'a pas mérité
Que le grand homme y achevât sa vie.
Proscrit sombre, victime de la perfidie
Et du caprice aveugle du destin,
Il a péri comme il avait vécu, sans aïeux ni postérité,
Vaincu, certes, mais héros !
Il est né d'un jeu du hasard
Et il est passé, comme une tempête, devant nous.
Il était étranger au monde. Tout en lui était mystère,
Le jour de son élévation comme l'heure de sa chute !

Traduction littérale

Mikhaïl Iourievitch Lermontov, « Sainte-Hélène », année 1831

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