dimanche, 4 octobre 2026

Sur la route de Zvenigorod et de Mojenka, je passais sans cesse devant Bolchie Viazëmy, sans jamais parvenir à m'y rendre, alors que c'est tout près de la gare de Golitsyno

Partager
Sur la route de Zvenigorod et de Mojenka, je passais sans cesse devant Bolchie Viazëmy, sans jamais parvenir à m'y rendre, alors que c'est tout près de la gare de Golitsyno

Sur la route de Zvenigorod et de Mojenka, je passais sans cesse devant Bolchie Viazëmy, sans jamais parvenir à m'y rendre, alors que c'est tout près de la gare de Golitsyno. Un jour, par une superbe journée de printemps, je suis descendu du train de banlieue et j'ai fait un bout de chemin à pied jusqu'au domaine. Je ne l'ai pas regretté : l'église de la Transfiguration, bâtie par Boris Godounov, est très belle. Et il se dresse à côté d'elle un étrange clocher, qui ne ressemble en rien à l'architecture des environs de Moscou. Il est plus proche des clochers de Pskov, tout en s'en distinguant fortement. À Pskov, ils sont lourds, solidement plantés dans le sol ; ici, le clocher est ajouré, léger, et le ciel qui luit dans ses baies compte plus que l'édifice lui-même. J'ai regardé la tombe de Nikolaï Pouchkine, frère du poète mort en bas âge. De loin, j'ai admiré le domaine des Galitzine : il abritait un institut de recherche quelconque, et il était impossible de s'en approcher. On dit qu'un petit musée y a été ouvert depuis.

Nikita Alexeïev, 1985, extrait du livre « D'Aix-la-Chapelle à Iakhroma »

Signaler une erreur de traduction