Pensions des veuves de décembristes selon la loi de 1846 et exceptions pour les veuves à Moscou
Il se trouve que les « décembristes », c'est-à-dire les épouses de criminels d'État exilés, avaient droit à une pension en vertu de la loi de 1846. Après la mort de l'époux, on leur versait une allocation d'un montant égal à celui que percevait l'exilé lui-même. À vrai dire, le versement de ce secours cessait en règle générale lorsque la veuve quittait la Sibérie, pour rentrer, comme on disait alors, « en Russie ». Toutefois, certaines veuves, ou leurs proches et amis, sollicitèrent par diverses voies la IIIe section afin que l'allocation fût maintenue même après l'installation à Moscou. Ainsi, une exception fut consentie pour Entaltseva, Lioublinskaïa, Kireïeva et Falenberg, à la requête de la IIIe section auprès du souverain.