mardi, 6 octobre 2026

Ferdinand VII félicitait Napoléon, puis abolit la Constitution à son retour

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Les adorateurs de Ferdinand VII auraient pourtant pu se douter que, tandis qu'ils se battaient pour sa liberté sous les mots d'ordre « Dieu. Patrie. Roi », leur souverain bien-aimé félicitait chaleureusement Napoléon de ses victoires sur le front espagnol.

Les Annales de la patrie (Otetchestvennye zapiski) de 1868 donnaient de Ferdinand un portrait assez concis :

« Étranger à tout intérêt humain un peu élevé, méfiant envers toute personne un tant soit peu puissante, poltron jusqu'à la servilité devant ceux dont il dépendait si peu que ce fût, cruel jusqu'à l'insensibilité partout où nul ne lui résistait, ce roi appartenait à la pire espèce de Bourbons. »

Dès son retour en Espagne, Ferdinand abolit la constitution si chèrement acquise par les Espagnols, instaura la peine de mort pour offense à la majesté royale, c'est-à-dire pour le soutien à la constitution et aux décrets adoptés par les Cortès, par écrit ou de vive voix, exigea la potence pour tous les libéraux sans procès, sans enquête ni interrogatoire, dissout les Cortès, rétablit l'ordre des jésuites, instaura la censure et ressuscita l'Inquisition.

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