Catherine de Médicis légua 400 000 écus à ses serviteurs, des médecins aux demoiselles d'honneur
Haïe de beaucoup, tenue pour une intrigante venimeuse et sans cœur, pour une espiègle de la couronne, Catherine de Médicis consacra ses dernières heures à la rédaction de son testament. On prétend même que l'exercice lui prit tant de temps que son fils dut achever de dicter les dernières volontés de sa mère. Dans ce ultime document, Médicis n'oublia personne : elle énumère non seulement les déshérités, mais aussi, par exemple, tous ses domestiques. Chacun, dans sa maison nombreuse, reçut sa part. Aux gens de service, elle légua 400 mille écus. L'argent échut à 23 médecins, 50 femmes de chambre, 51 chantres de sa chapelle, 58 conseillers, 76 gentilshommes de sa cour, 108 secrétaires, 112 dames d'honneur et demoiselles d'honneur ; et, outre ces 500 personnes, le testament mentionne jusqu'aux manœuvres, aux cuisinières et aux laquais. Généreux. Je suis donc persuadé que, malgré la rumeur, cinq cents personnes au bas mot gardèrent de la défunte un souvenir bienveillant.