vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

Non pas sous sept sceaux de diamant l'entrée éternelle du paradis de Dieu s'est close ; elle n'attire ni par l'éclat ni par les séductions, et le peuple ne la connaît pas

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Non pas sous sept sceaux de diamant l'entrée éternelle du paradis de Dieu s'est close ; elle n'attire ni par l'éclat ni par les séductions, et le peuple ne la connaît pas

C'est une porte dans un mur depuis longtemps abandonné,
Des pierres, de la mousse et rien de plus,
À côté, un mendiant, tel un hôte importun,
Et les clés pendent à sa ceinture.

Passent des chevaliers et des hommes d'armes,
Hurlement des trompettes, cliquetis de l'argent,
Et nul ne jette un regard au portier,
Au lumineux apôtre Pierre.

Tous rêvent : « Là-bas, près du tombeau de Dieu,
Les portes du paradis s'ouvriront pour nous,
Sur le mont Thabor, à son pied,
Sonnera l'heure promise. »

Ainsi s'avance le monstre lent,
Le cor sonore résonne en hurlant,
Et l'apôtre Pierre, dans ses haillons troués,
Tel un mendiant, est pâle et misérable.

Traduction littérale

« Les Portes du Paradis », Nikolaï Goumilev, 1910

Illustration : dessin issu du cycle graphique d'Alexandre Ivanov « Esquisses bibliques »

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