samedi, 3 octobre 2026

La crue de 1910 à Paris et l'abandon des pavés de bois dans les rues

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La crue de 1910 à Paris et l'abandon des pavés de bois dans les rues

L'inondation de Paris de janvier-février 1910 fut la plus forte depuis 1658. La Seine elle-même ne sortit pas de son lit, mais la montée des eaux du fleuve et de ses affluents provoqua la submersion de la plus grande partie de la ville par les égouts, les canalisations d'évacuation et les tunnels souterrains, y compris ceux du métro. Des centaines de rues et des dizaines de milliers de maisons et d'immeubles se retrouvèrent réellement sous l'eau, mais l'on put éviter les victimes humaines, car la crue fut lente : du 21 au 28 janvier, date à laquelle elle atteignit son maximum, presque neuf mètres au-dessus du niveau habituel. Il fallut 35 jours pour que l'eau se retire. Les conséquences furent effroyables.

Sur l'une des photographies du Paris inondé, toute la rue est couverte de morceaux de bois flottants : depuis la fin du XIXe siècle, un certain nombre de rues de la ville, même dans le centre, étaient pavées de bois, ce qui causait bien des désagréments, par exemple un verglas redoutable au moindre refroidissement accompagné de précipitations ; et, pendant l'inondation, tous les blocs de bois de la chaussée se mirent à flotter. Après l'inondation, la ville renonça à ce type de pavage des rues.

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