À l'exposition « Pas pour toujours » de la Nouvelle Galerie Tretiakov est accroché le portrait du diplomate Semionov avec sa femme et sa fille, œuvre du peintre Dmitri Jilinski
À l'exposition « Pas pour toujours » de la Nouvelle Galerie Tretiakov est accroché le portrait du diplomate Semionov avec sa femme et sa fille, œuvre du peintre Dmitri Jilinski. Huile sur aggloméré et gesso. Mon attention a été retenue par l'appartement d'un haut fonctionnaire, ostensiblement cossu, aux murs couverts de toiles coûteuses : un Tychler, cette femme à la coiffe singulière juste derrière Semionov, un paysage de Falk sur le mur du fond et les fameux « Taureaux » de Drevine derrière l'épouse du diplomate. Même un profane comprend, à ces détails, qu'il se trouve dans la demeure d'un collectionneur, et le choix des artistes trahit le caractère de la collection : l'art soviétique contemporain non officiel. De fait, Vladimir Semionov a réuni l'une des plus vastes collections au monde d'art soviétique et russe hors nomenklatura, le Valet de carreau compris. Aujourd'hui, une part considérable de cette collection semionovienne, connue dans le monde entier, appartient à Vladimir Semenikhine, qui a organisé une exposition de grande envergure à Monaco et à Moscou, « Le Valet de carreau ».