L’autobiographie de Noureev et « Les Femmes du Japon » dans « Domicile conjugal » de Truffaut
Un couple peut-il être heureux si elle lit l'autobiographie de Noureev et lui le livre « Les Femmes du Japon » ? Trouver un être qui lit, c'est déjà, bien entendu, un bonheur. Et puis, si l'on se reporte à l'intrigue de « Domicile conjugal », dans la célèbre pentalogie de François Truffaut, Antoine et Christine finissent par être heureux à leur manière, malgré l'adultère, si univoquement suggéré dans la scène des livres : car Antoine trompera sa femme précisément avec une Japonaise, avant de regagner tout de même le giron familial. Quant au livre qu'il lit, c'est le premier ouvrage de celle qui était alors une jeune écrivaine et femme d'État, Élisabeth Dufourcq, appelée à occuper par la suite plusieurs postes importants et à écrire abondamment sur l'histoire du genre, les communautés de femmes, la démographie et le féminisme. Il est peu probable qu'il faille y voir quelque allusion aux vues d'Antoine Doinel, encore en formation, mais le choix de lecture est intéressant.