lundi, 5 octobre 2026

Les moines qui avaient accès aux bibliothèques monastiques, comme les scribes occupés à copier et à composer des manuscrits, laissaient parfois dans les marges des livres qu'ils lisaient des marques, voire des notes contenant des informations sur l'origin

Sur le dernier feuillet d'un Triode de carême de 1462 se lit une curieuse épitaphe consacrée à feu le grand-prince de Moscou Basile II l'Aveugle :

« En l'an six mille neuf cent soixante-dixième [1462], au mois de mars, le 28e jour, en mémoire de notre saint père thaumaturge Étienne et de saint Hilarion le Nouveau, à la troisième heure de la nuit, dans la nuit de la sainte Résurrection, trépassa le serviteur de Dieu, le grand-prince Basile Vassilievitch. »

Et plus bas, d'une écriture menue :

« Judas meurtrier, ton heure est venue. »

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