Un lapin sur le mur du collège franciscain Saint-Isidore à Rome
Un lapin sur le mur du collège franciscain Saint-Isidore à Rome. Que fait là ce bambin, hormis croquer son chou ? Au Moyen Âge, le lapin était associé à la conception virginale. Les idées qu'on se faisait de la physiologie de ces animaux renvoyaient à la pureté. Ce n'est pas un hasard si un lapin figure aussi auprès de la Madone de Titien. On croyait que la lapine pouvait mettre bas sans s'être accouplée au mâle, idée qui remonte elle-même à l'opinion selon laquelle les femelles du lapin pouvaient avoir deux portées à la suite d'un seul accouplement. Cet animal aux qualités si singulières se trouvait rangé au même rang que les bêtes étranges et enchantées. Outre que le lapin (ou le lièvre, les auteurs médiévaux ne les distinguaient pas) change de couleur de pelisse à l'approche de l'hiver, on se figurait qu'il change aussi de sexe en cas de besoin. À vrai dire, la biologie elle-même connaît la description de cas extrêmement rares de parthénogenèse (conception virginale) chez les lapins