Le Christ dans l'atelier du charpentier
John Everett Millais, 1850.
Le jeune Jésus-Christ s'est blessé la paume sur un clou qui dépassait de la porte, et il montre à la Vierge la plaie, à l'endroit du futur stigmate.
Je suis la porte : si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé
Jean le Baptiste s'approche du Christ avec une coupe d'eau, symbole du baptême à venir et de l'ablution rituelle. La Vierge, en bleu, console son fils, les mains jointes en prière. Sainte Anne approche des tenailles du clou qui a blessé Jésus : nous y voyons les instruments avec lesquels on descendra un jour Jésus de la croix. Joseph poursuit son travail à l'établi de charpentier, qui rappelle un autel d'église où s'accomplit le sacrement de la communion. Un jeune homme anonyme aide Joseph, vraisemblablement l'un des futurs apôtres du Christ.
L'échelle à l'arrière-plan renvoie à l'un des instruments de la Passion, l'échelle qui servira à descendre le Christ de la croix. D'un autre côté, c'est aussi l'échelle de Jacob, qui relie la terre et le ciel. Le triangle près d'elle est le signe de la Trinité. La colombe qui s'y perche est le symbole de la présence du Seigneur, de la protection divine sur cet atelier et de la rencontre à venir avec le Seigneur, déjà sur le chemin de l'ascension vers le ciel.
Tous les personnages de la scène sont pieds nus, en signe d'humilité.
La corbeille en cours de tressage évoque la couronne d'épines que l'on prépare pour le Christ. Les grandes planches équarries sont le symbole de la Croix sur laquelle le Christ sera crucifié.
Le troupeau du Christ est encore derrière la porte et ne peut que jeter un regard dans l'atelier. Tout au loin se devine un puits, source de pureté et d'eau vivifiante. La fleur rouge symbolise le sang du Christ qui sera versé.