samedi, 3 octobre 2026

La tomate, curiosité en Russie et en Europe au XVIIIe et au début du XIXe siècle

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Comme on le voit, dans la première moitié du XIXe siècle, les tomates (« pamidory », dans la graphie d'alors) demeuraient une curiosité en Russie, et il fallait expliquer non seulement comment les cultiver, mais encore comment les manger. On les appelait alors pommes d'amour ou pommes amoureuses, sur le modèle européen, où les tomates étaient surnommées « pommes d'amour » dès le XVIe siècle, en vertu du préjugé qui leur prêtait d'excellentes vertus aphrodisiaques.

En terre russe, on commença à cultiver les tomates à la fin du XVIIIe siècle, mais surtout dans le Sud, d'Astrakhan à la Tauride et au Caucase, ou bien en intérieur, comme plante d'ornement. Dans ces mêmes années, pourtant, Catherine la Grande prit goût aux tomates et exigea qu'on lui fît venir d'Italie des pommes d'amour pour sa table.

Du reste, dans la plupart des pays européens, on ne vit dans la tomate qu'une culture purement décorative jusqu'au beau milieu du XVIIIe siècle, et, dans les dictionnaires botaniques du début du XIXe, il fallait encore préciser que les fruits de la tomate sont comestibles et entrent dans les sauces et les hors-d'œuvre.

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