dimanche, 4 octobre 2026

Aqueduc et égouts de Chersonèse et version de la prise de la ville par le prince Vladimir

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Comme chacun sait, à Rome, les latrines étaient un lieu de rencontres publiques : on n'y venait pas seulement pour chier, mais aussi pour discuter des grandes nouvelles de la cité et récolter les potins.

Les latrines se trouvaient près des bains ou de l'aqueduc : sous les bancs de pierre servant de sièges coulait une eau qui emportait les immondices. Chersonèse possédait un aqueduc et un système d'égouts antiques, et les déjections de toute la ville étaient évacuées au-delà des remparts. On a profité de ces bienfaits de l'époque romaine jusqu'au XIVe siècle.

Il existe une hypothèse intéressante sur la prise de la ville par le prince Vladimir, qui s'y fit aussi baptiser : Vladimir aurait coupé l'aqueduc qui l'alimentait depuis le cap voisin, et Chersonèse aurait capitulé. Cette version apparaît dans la Chronique des temps passés, de sorte qu'on peut la prendre de diverses manières. D'autant que le principal argument en faveur de la prise de la ville par Vladimir est sa destruction massive à peu près à la même époque, que les géomorphologues et les archéologues contemporains attribuent parfois non à une campagne militaire, mais à un violent séisme.

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