mercredi, 7 octobre 2026

Peines pour atteinte à l'honneur selon le Code conciliaire de 1649, de l'amende au knout

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À propos de la justice russe. Selon le Code de 1649 (Sobornoïe oulojénié), les affaires d'atteinte à l'honneur étaient sanctionnées non seulement par des amendes, mais aussi par l'emprisonnement ou des châtiments corporels. La sévérité du verdict dépendait de la personne de la victime et de celle de l'accusé, ou plus exactement de leur statut social.

Le plus souvent, ces affaires se soldaient par des amendes, versées non au Trésor, mais à la partie offensée. Une peine plus lourde pouvait s'expliquer par la gravité de l'offense, par les circonstances qui l'accompagnaient ou par la situation particulière de la victime. Ainsi, en juillet de cette même année 1649, un serviteur qui avait offensé un proche du tsar, l'okolnitchi Khitrovo, fut condamné, au lieu de l'amende prévue en pareil cas, à être battu du knout. Le conseiller du tsar avait sans doute moins besoin d'argent que de satisfaction morale ; quant au coupable, il aurait sans nul doute été ravi de débourser une somme modique plutôt que d'être rossé.

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