Poème de Leonid Goubanov sur les crayons, les larmes et le déjeuner sur l'herbe
Seigneur ! Tranche
les larmes de notre âme,
les crayons tendres
dorment dans leur petite chemise blanche.
Je leur couperai la tête
demain d'un rasoir aiguisé.
On me dira : dessine-nous
ce déjeuner sur l'herbe.
Mon crayon doré
deviendra plus grand que les autres,
pour le repos du soleil
la verdure court vers le cimetière.
Mes garçons,
vous êtes redevables à l'aurore d'un tribut,
les grues blanches
ont été affûtées au couteau rouge
Traduction littérale
Leonid Goubanov