vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

Il est sot de croire qu'il faille lire tous les livres que l'on achète, comme il est sot de critiquer ceux qui en achètent plus qu'ils n'en pourront lire

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Il est sot de croire qu'il faille lire tous les livres que l'on achète, comme il est sot de critiquer ceux qui en achètent plus qu'ils n'en pourront lire
Il est sot de croire qu'il faille lire tous les livres que l'on achète, comme il est sot de critiquer ceux qui en achètent plus qu'ils n'en pourront lire. C'est comme dire qu'il faudrait se servir de tous les couverts, verres, tournevis ou forets que l'on a achetés avant d'en acheter de nouveaux.
Il est dans la vie des choses dont les provisions doivent toujours être abondantes, même si nous n'en utiliserons qu'une infime partie.
Si, par exemple, nous tenons les livres pour un remède, nous comprenons qu'il vaut mieux en avoir beaucoup chez soi que peu : quand on a envie d'aller mieux, on se rend à la « pharmacie » et l'on choisit un livre. Non pas un livre quelconque, mais celui dont on a précisément besoin à cet instant. Voilà pourquoi vous devez toujours avoir le choix en matière de nourriture !
Ceux qui n'achètent qu'un seul livre le lisent, puis s'en débarrassent. Ils appliquent tout simplement aux livres une approche de consommateur, c'est-à-dire qu'ils les tiennent pour un produit de consommation, une marchandise. Ceux qui aiment les livres savent que le livre est tout sauf une marchandise

Umberto Eco.

À regarder la photographie du salon de Cormac McCarthy avec ses mille livres tout juste, je puis dire que ma chambre a exactement le même aspect, à une fenêtre près.

On ne saurait pourtant oublier non plus les paroles de Picsou :

Ces vieux livres, oh, c'est toute une fortune. « Les oiseaux rares de la forêt des Canards », « Les grands hommes dans l'histoire de l'Oieville »… Ah, qu'est-ce que c'est que ça, hé, on ne traite pas ainsi les livres !
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