samedi, 3 octobre 2026

Il est une histoire, tenue pour véridique, sur les diplomates soviétiques en Chine dans les années 1950 : ils refusaient de monter dans des pousse-pousse, y voyant l'incarnation même de l'exploitation de l'homme par l'homme, et cela même si renoncer à ce

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Il est une histoire, tenue pour véridique, sur les diplomates soviétiques en Chine dans les années 1950 : ils refusaient de monter dans des pousse-pousse, y voyant l'incarnation même de l'exploitation de l'homme par l'homme, et cela même si renoncer à ce moyen de transport entraînait des retards sans fin. Ces années-là, la Chine connaissait encore un immense problème de misère, si bien que la culture des cochers à pied, venue exclusivement des villes européanisées de Shanghai et de Hong Kong, avait procuré à beaucoup de gens du travail et de quoi vivre. Un jour, une conversation s'engagea entre deux jeunes diplomates et un tireur de pousse-pousse. Celui-ci leur dit : « Qu'y a-t-il donc de bon à cela, vous m'ôtez mon travail et mon pain ? » À quoi nos diplomates ne trouvèrent rien de plus sensé à répliquer que de donner de l'argent à leur « cocher » et de le conduire lui-même dans sa propre voiturette. Histoire naïve, certes, mais qui répond bien à l'esprit de l'amitié sino-soviétique des décennies d'après-guerre.

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