Si vous pouvez vous offrir le bonheur de quatre heures d'un très beau film, regardez l'adaptation-variation de la subtile nouvelle de Balzac «Le Chef-d'œuvre inconnu», consacrée au peintre Nicolas Poussin
Si vous pouvez vous offrir le bonheur de quatre heures d'un très beau film, regardez l'adaptation-variation de la subtile nouvelle de Balzac « Le Chef-d'œuvre inconnu », consacrée au peintre Nicolas Poussin. Dans le rôle masculin principal de « La Belle Noiseuse » (1991) de Jacques Rivette, le vieux Michel Piccoli ; dans celui de ses muses, deux actrices emblématiques de l'époque, Jane Birkin et Emmanuelle Béart. L'amour, la déception, la quête, l'inspiration, la naissance et le sommeil d'un chef-d'œuvre, sur fond d'une très belle villa, du cours nonchalant du temps, portés par des acteurs sublimes, sur la musique de Stravinsky. Il existe aussi une version de deux heures, adaptée aux besoins des distributeurs, « Divertimento », mais je préfère m'endormir au milieu de la version intégrale plutôt que de regarder, au lieu du double lauréat du festival de Cannes, un drame bricolé selon la méthode de la réclame