À propos du mème « en URSS, le pain était du vrai pain, les croûtes étaient délicieuses et la mie divine, voilà ce que c'est que le blé canadien » : l'Union soviétique a commencé à acheter du blé aux pays occidentaux dès 1963, et cette année-là fut baptis
La nature a connu une sécheresse, et le gouvernement, par un hasard heureux, une nouvelle lubie au même moment. Au lieu du blé, on plantait du maïs et des cultures fourragères, afin de nourrir le bétail confisqué depuis 1959 aux exploitations personnelles ; la mise en valeur des terres vierges avait fait long feu ; on avait décidé de laisser le moins de terres possible en jachère, si bien que les variétés d'hiver n'étaient semées qu'après la récolte, par grand froid, et ont tout simplement gelé ; la pénurie de grain, qui s'était accrue peu à peu les années précédentes, avait déjà presque vidé la réserve stratégique de céréales.
Un déficit de récolte critique de 30 % a poussé à se tourner vers l'Occident pour les livraisons, et plus précisément vers le Canada. À partir de cette année-là, l'URSS a acheté chaque année du grain aux capitalistes, au Canada, à la France et aux États-Unis, et cela jusque dans les années 1980.