Si l'on regarde le Palais d'Hiver depuis le début de la perspective Nevski, depuis le pont du Palais ou depuis le square qui longe la façade occidentale, impossible de ne pas remarquer la tour qui s'élève au-dessus de l'ensemble
Si l'on regarde le Palais d'Hiver depuis le début de la perspective Nevski, depuis le pont du Palais ou depuis le square qui longe la façade occidentale, impossible de ne pas remarquer la tour qui s'élève au-dessus de l'ensemble. C'est la tour du télégraphe, ou tour du télégraphe optique. Un système de communication par sémaphore fut installé au Palais d'Hiver au début du XIXe siècle : on dressa alors sur la tour des bras articulés munis de lanternes, dont chaque position codait un signe ou une phrase déterminés. À 8 ou 12 kilomètres de là se dressait la tour suivante de la chaîne, qui recevait le message et le transmettait fidèlement plus loin ; avec le temps, la ligne fut prolongée jusqu'à Varsovie, et l'information voulue pouvait franchir 1200 km en 20 minutes. À la fin du siècle, le télégraphe électrique a supplanté le sémaphore, mais pour son époque la communication télégraphique optique demeure la plus rapide. Aujourd'hui, la tour abrite le département de l'Orient, mais à l'Ermitage on reparle de temps à autre de remettre en service le télégraphe optique : quel plaisir ce serait de lire des dépêches chiffrées sur les murs du principal musée du pays !



