vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

La romancière britannique Barbara Pym remarque, dans son roman ironique Crampton Hodnet, écrit dans les années 1930-1940, que les poissons des bassins du Petit Trianon sont si vieux qu'ils ont sûrement vu Marie-Antoinette

Partager
La romancière britannique Barbara Pym remarque, dans son roman ironique Crampton Hodnet, écrit dans les années 1930-1940, que les poissons des bassins du Petit Trianon sont si vieux qu'ils ont sûrement vu Marie-Antoinette

La romancière britannique Barbara Pym remarque, dans son roman ironique Crampton Hodnet, écrit dans les années 1930-1940, que les poissons des bassins du Petit Trianon sont si vieux qu'ils ont sûrement vu Marie-Antoinette. En principe, certains poissons d'eau douce vivent en effet plus de cent ans ; je ne suis pas certain que ce soit le cas dans cette contrée, mais tout de même…

Marie de Médicis mentionnait, par exemple, les carpes de Fontainebleau, qui auraient vécu 800 ans. C'est évidemment beaucoup, mais 70 à 100 ans, on peut très bien se les représenter. Près du château de Chantilly, on a aussi trouvé en son temps de très vieilles carpes, qui auraient pu se souvenir du duc d'Aumale.

Les canaux et les rigoles du Petit Trianon peuvent, au premier regard, sembler envahis par la végétation ou à l'abandon, mais c'est là l'idée d'origine. Les pavillons ont l'air d'avoir été installés sur des îles sauvages. Les arbres, de pousser en désordre. Les poissons de la photo vivent dans les rigoles du Hameau de la Reine, où Marie-Antoinette trayait une vache, tout près du Petit Trianon. Les poissons se rassemblent d'ordinaire en grouillantes grappes près des ponts, dans l'attente que les passants leur jettent un morceau de pain ou, à défaut, un bout de gâteau

Signaler une erreur de traduction