mardi, 6 octobre 2026

Le métropolite Antoine de Souroge sur l'Annonciation et le libre consentement de la Mère de Dieu

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« L'Annonciation est le jour de la bonne nouvelle : il s'est trouvé, dans tout le monde des hommes, une Vierge croyant si bien en Dieu, si profondément capable d'obéissance et de confiance, que le Fils de Dieu peut naître d'Elle. L'Incarnation du Fils de Dieu est, d'une part, l'œuvre de l'amour de Dieu, un amour crucifié, tendre, sauveur, et de la puissance de Dieu ; mais, en même temps, l'Incarnation du Fils de Dieu est l'œuvre de la liberté humaine. Saint Grégoire Palamas dit que l'Incarnation aurait été tout aussi impossible sans le libre consentement humain de la Mère de Dieu qu'elle l'aurait été sans la volonté créatrice de Dieu. Et en ce jour de l'Annonciation, nous contemplons en la Mère de Dieu la Vierge qui, de tout Son cœur, de tout Son esprit, de toute Son âme, de toute Sa force, a su s'en remettre à Dieu jusqu'au bout.

Or la bonne nouvelle était véritablement terrible : l'apparition de l'Ange, cette salutation : “Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni” (Lc 1, 28), ne pouvaient manquer de susciter non seulement l'étonnement, non seulement le tremblement, mais la crainte dans l'âme d'une vierge qui n'avait point connu d'homme : comment cela pouvait-il être ?..

Et c'est ici que nous saisissons la différence entre la foi vacillante, quoique profonde, de Zacharie, père du Précurseur, et la foi de la Mère de Dieu. À Zacharie aussi il fut annoncé que sa femme enfanterait un fils, selon l'ordre naturel, malgré son grand âge ; et sa réponse à cette nouvelle de Dieu fut : Comment cela peut-il être ? Cela ne saurait arriver ! Par quoi peux-Tu le prouver ? Quelle assurance peux-Tu me donner ?.. La Mère de Dieu, Elle, ne pose la question que de cette façon : Comment cela peut-il m'arriver, à moi qui suis vierge ?.. Et à la réponse de l'Ange, qui lui dit que cela sera, Elle répond seulement par des paroles de total abandon entre les mains de Dieu ; Ses paroles sont : “Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole” (Lc 1, 38)... ».

Extrait d'une homélie du métropolite Antoine de Souroge

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