samedi, 3 octobre 2026

Ah, comme j'aimerais revenir, Ah, comme j'aimerais faire irruption dans la petite ville Dans notre rue de trois maisons, Où tout est simple et familier, pour un jour

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Ah, comme j'aimerais revenir, Ah, comme j'aimerais faire irruption dans la petite ville Dans notre rue de trois maisons, Où tout est simple et familier, pour un jour

Ah, comme j'aimerais revenir,
Ah, comme j'aimerais faire irruption dans la petite ville,
Dans notre rue de trois maisons,
Où tout est simple et familier, ne fût-ce qu'un jour.
Où l'on entre chez les gens sans y être invité,
Où il n'y a ni envie ni rancœur, maison chérie,
Où l'on fête les naissances
Et où l'on accompagne les morts pour toujours, la cour tout entière.
Le temps, le temps fait tourbillonner les neiges,
Et les voisins se sont dispersés qui çà, qui là.
Et quand on démolissait les maisons,
Toi et moi, mon ami, nous plaisantions : ce n'est pas grave.
Une fois l'an, une lettre avare,
Des vœux pour Noël et de longues années,
Huit petites lignes tranquilles, pas une de plus,
Et une autre écriture, que je ne connais pas : voilà, salut.

Traduction littérale

Poème de Kirill Krastochevski
Photo : Robert Doisneau

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