vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

​​10 février 1258 : le jour de la prise de Bagdad par les Mongols

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​​Le 10 février 1258, les Mongols s'emparaient de Bagdad. C'est une date capitale, dont l'influence se fait sentir jusqu'à nos jours. On considère que la bataille de Bagdad marqua la fin de l'âge d'or de la culture islamique. Ce combat sanglant et dévastateur mit un terme à l'existence du centre intellectuel du monde arabe. Selon de nombreuses études, le traumatisme psychologique causé par la destruction de Bagdad, de ses bibliothèques, de ses écoles, de ses édifices publics, de ses corporations, et par la mort des meilleurs savants, médecins, lettrés et maîtres, fut fatal au destin ultérieur des Lumières islamiques. Certains estiment que c'est précisément la chute de Bagdad qui entraîna le reflux du paradigme progressiste au sein de l'islam et son remplacement par le conservatisme et le repli sur les idées religieuses. Par ailleurs, la conquête du califat abbasside provoqua un déclin économique général de la région, par suite de la destruction d'un système d'irrigation millénaire, qu'il était impossible de rétablir en raison des pertes humaines et professionnelles subies par le pays. La ville resta en ruines pendant plusieurs siècles. Le Proche-Orient que nous connaissons aujourd'hui est en grande partie le résultat de la campagne proche-orientale des Mongols, conduite par Houlagou, petit-fils de Gengis Khan, qui, du reste, n'avait nullement l'intention de détruire la ville, si le calife al-Moustassim, peu versé dans les choses de la guerre, s'était simplement soumis au chef d'une armée de cent cinquante mille hommes au lieu de défier les nomades. La puissante armée mongole comptait aussi, au dire des contemporains, des mercenaires venus de Chine, des Français d'Antioche, des Arméniens et des Géorgiens désireux de venger la destruction de Tbilissi.

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