vendredi, 2 octobre 2026

Le numéro consacré aux livres d'Elle et vols de livres à Moscou, à Oxford et aux États-Unis

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Le numéro consacré aux livres d'Elle et vols de livres à Moscou, à Oxford et aux États-Unis

Je sais que tout le monde a déjà écrit sur le numéro « livresque » du magazine Elle dirigé par la rédactrice invitée Anna Popova, que nous connaissons par la librairie Dostoïevski. Je l'ai feuilleté : Katia Moukhina y raconte, dans son éditorial, qu'une assistante lui a dérobé les œuvres complètes de Dostoïevski et de Tolstoï. Comme on dit, il y a de quoi rire et de quoi pleurer. Impossible de ne pas se rappeler, à ce propos, les mots de Nikolaï Ivantchine-Pissarev : « N'ayant pas dépensé un rouble pour leur éducation, ils se constituent aussi leurs bibliothèques gratuitement. » Mais le larcin des volumes de Tolstoï chez Moukhina ne saurait évidemment rivaliser avec celui de l'Allemand Matthaei, qui déroba à une bibliothèque de Moscou un manuscrit d'Euripide, ni avec celui de James Halliwell qui, à 18 ans, pilla la bibliothèque d'Oxford. Quoique l'exemple de vol de livres le plus audacieux, à mon sens, soit celui de l'Américain Stephen Blumberg, qui fit disparaître des dizaines de milliers d'ouvrages d'une foule de bibliothèques municipales et universitaires et de librairies des États-Unis. Mais, de manière générale, je considère que si l'on vole un livre, on a la bonté de le lire. Et alors peut-être verra-t-on apparaître quelque part dans le monde l'assistante de mode la plus lettrée qui soit. J'aime

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