Nous aimons tous les histoires de petits vieux et de petites vieilles qui ornent leurs isbas de l'or du baroque villageois, changent de simples maisonnettes campagnardes en galeries de loubok et peignent, sans la moindre formation artistique, de vastes to
Nous aimons tous les histoires de petits vieux et de petites vieilles qui ornent leurs isbas de l'or du baroque villageois, changent de simples maisonnettes campagnardes en galeries de loubok et peignent, sans la moindre formation artistique, de vastes toiles sur les thèmes de la simple vie russe. On range d'ordinaire ces phénomènes artistiques dans l'art naïf, que l'on ne voit pas dans tous les musées, mais qui conquiert invariablement le cœur des spectateurs par sa spontanéité et sa simplicité. Il suffit de jeter un seul coup d'œil aux œuvres, disons, d'Albert Korovkine, de Nina Varfolomeïeva ou d'Alevtina Pyjova pour recevoir sa ration quotidienne de charme.
Du 27 juillet au 24 septembre, le Musée d'art de Nijni Novgorod accueille l'exposition « Mais comme tu es naïf ! », qui retrace l'histoire de l'art naïf en Russie depuis le XIXe siècle jusqu'à nos jours. L'exposition est très vive en couleurs : elle compte plus de 150 œuvres de 45 artistes, et embrasse tout à la fois le naïf contemporain et le naïf ancien et anonyme, l'ethnographie naïve, la peinture de copie et l'esthétique soviétique de la création amateur, les classiques nationaux de l'art naïf et l'impressionnisme naïf.
En 2015, une collection privée d'art naïf a été offerte à Ekaterinbourg ; elle s'est révélée si cohérente et si riche qu'on en a fait un véritable Musée d'art naïf de la ville. En quelques années d'existence, les collections du musée se sont considérablement accrues : elles comptent aujourd'hui des milliers d'œuvres. Mais le musée lui-même est fort petit, et il lui est malaisé de présenter sa propre collection en grand ; Nijni Novgorod a donc mis à sa disposition les salles de son principal musée d'art et ajouté à l'ensemble d'Ekaterinbourg du naïf tiré de ses propres fonds.





