Il existe pourtant une version contraire, qui souligne la rémunération dérisoire des fileuses au haut Moyen Âge, d'où il résulterait que cette besogne échoyait aux femmes non mariées, c'est-à-dire moins intégrées socialement et moins…
Il existe pourtant une version contraire, qui souligne la rémunération dérisoire des fileuses au haut Moyen Âge, d'où il résulterait que cette besogne échoyait aux femmes non mariées, c'est-à-dire moins intégrées socialement et moins pourvues du privilège d'avoir des contacts avec les corporations et les artisans. Ainsi, les vieilles filles se trouvaient littéralement rivées jusqu'à leurs vieux jours à leur seule filasse, tenues à distance, non seulement socialement, mais aussi financièrement, de la strate des femmes mariées. Quant à l'épouse, par définition plus aisée grâce à l'apport de capital, elle n'aurait tout simplement pas consacré son temps au filage, alors qu'il lui eût rapporté bien davantage dans le négoce des étoffes ou dans la couture. Bref, autant de vieilles filles, autant d'opinions