vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

Retour aux chroniques d'expositions

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Retour aux chroniques d'expositions

Retour, donc, aux chroniques d'expositions. À la Nouvelle Galerie Tretiakov, jusqu'à la fin septembre, se tient l'exposition « La Route de l'Orient. Les artistes russes en Asie centrale ». Elle raconte la place des motifs orientaux dans l'œuvre des artistes modernistes russes. L'intérêt de la culture russe pour l'Orient est une tendance à la fois marquante et essentielle du début du XXe siècle.

Le projet repose sur la collection d'œuvres d'inspiration « orientale » issues du fonds de la Galerie Tretiakov, présentée ici pour la première fois de façon aussi complète. Mais c'est précisément parce qu'il s'agit de la Tretiakov que j'attendais davantage de cette exposition : un choix plus brillant, un accrochage plus riche. Certes, les premiers noms sont au rendez-vous : Natalia Gontcharova, Robert Falk, Alexandre Volkov, Kouzma Petrov-Vodkine, Alexandre Samokhvalov, Mikhaïl Kourzine. Mais s'agissant du Turkestan, bien d'autres artistes russes ont compté davantage pour la région, même s'ils sont moins connus du grand public, et l'on aurait aimé voir plus de leurs œuvres. Certains ont consacré à l'Asie centrale quelques mois, d'autres des années, voire des décennies, fondant là-bas, dans le Turkestan russe puis soviétique, une véritable école.

Bien sûr, le projet est à voir absolument : cette veine de l'art russe n'est pas si souvent montrée. Mon impression tient plutôt à ceci : j'aurais moi-même voulu faire cette exposition, et je la voyais tout autrement, avec de l'amour pour le Turkestan, et non dans une simple perspective historico-chronologique.

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