Vous est-il déjà arrivé d'entendre le chant des cigales ?
Vous est-il déjà arrivé d'entendre le chant des cigales ? Je suis sûr que, si oui, vous avez senti tinter à vos oreilles le froissement d'une nuée d'oiseaux, muée soudain en un véritable cri roulant, qui tombe comme d'en haut dans un craquement et rebondit sur toutes les surfaces en ricochets sonores et en grincements. Et cela dure non pas un instant ni une heure, mais toute une nuit. Par un sombre soir d'été, ce son ne se confond avec nul autre.
Sur Kinopoisk vient de sortir le premier épisode d'une nouvelle série russe intitulée « Les Cigales » (« Tsikady »), signée des créateurs du très remarqué « Patient zéro » : le réalisateur Evgueni Stytchkine et la showrunneuse Alexandra Remizova. Je n'ai pas encore percé la raison de ce titre. Mais le casting de jeunes, intéressant, se fait déjà entendre dans ce premier épisode avec une netteté perçante et rivalise avec assurance avec leurs aînés à l'écran, un peu enroués et rompus au métier, à commencer par Pal dans le rôle du professeur principal.
Dans le cinéma national, il est toujours agréable de voir des visages frais, et dans « Les Cigales » ils sont vraiment nombreux, tout comme les garçons et les filles déjà connus grâce à des sorties récentes et dont il est intéressant de suivre la carrière, par exemple la belle Sonia Archanykh et le fringant Kirill Boukhantsev.
Dans le premier épisode, les jeunes cigales ont stridulé sans trop de force, couvrant à peine les voix des adultes et les bruits du vaste monde, mais, à un certain moment, le récit de la vie quotidienne d'« enfants bien lotis » des dernières classes du lycée prend un tour haletant : nous apprenons que quelque chose d'affreux s'est produit lors d'une fête à domicile chez le nouvel élève en vogue.
Certains y verront peut-être la réponse russe à « 13 Reasons Why » et à « Euphoria » ; pour l'instant, je puis seulement dire que ce récit chargé de non-dits et peu joyeux promet une suite embrouillée et inégale. Nous verrons