vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

Au XVIIIe siècle, les aristocrates russes se prirent d'une passion nouvelle : adopter des orphelins issus des milieux les plus pauvres

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Au XVIIIe siècle, les aristocrates russes se prirent d'une passion nouvelle : adopter des orphelins issus des milieux les plus pauvres

Au XVIIIe siècle, les aristocrates russes se prirent d'une passion nouvelle : adopter des orphelins issus des milieux les plus pauvres. Bien des familles accueillirent chez elles des enfants d'origine étrangère à la Russie et les élevèrent comme les leurs. Piotr Borissovitch et Varvara Alexeïevna Chérémétiev élevèrent deux petites Kalmoukes, les cousines Annouchka et Varia. À Kouskovo, on conserve un superbe portrait réalisé en 1767 par le peintre Argounov : celui d'Anna Nikolaïevna, qui tient entre ses mains l'image de sa défunte protectrice. Annouchka correspondait abondamment avec sa grand-mère et son grand-père, ainsi qu'elle appelait les Chérémétiev, même lorsqu'elle s'éloignait d'eux pour peu de temps. Après la mort de leurs tuteurs, le soin des fillettes échut à leur frère adoptif Nikolaï, qui les éleva et les maria à des nobles, en leur donnant une belle dot et une pension ; Anna Nikolaïevna devint Fatianova, s'installa dans le district de Kostroma et donna le jour à deux enfants.

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