mardi, 6 octobre 2026

À la lumière de la note sur Léon Tolstoï, je me suis souvenu d'un passage du livre de Daniil Granine « Soirées avec Pierre le Grand », qui évoque sans équivoque une liaison intime entre Piotr Alexeïevitch et Alexandre Menchikov

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À la lumière de la note sur Léon Tolstoï, je me suis souvenu d'un passage du livre de Daniil Granine « Soirées avec Pierre le Grand », qui évoque sans équivoque une liaison intime entre Piotr Alexeïevitch et Alexandre Menchikov. Je me rappelle encore la forte impression que ce récit m'avait faite, d'autant que je lisais Granine aussitôt après « Pierre le Grand » d'Alexeï Tolstoï. Difficile de dire où Daniil Granine est allé chercher ce détail délicat : nulle part ailleurs je n'ai rencontré de témoignage direct, ni même d'allusion à l'homoérotisme dans la biographie de Pierre.

Fait notable, à la cour de Pierre il n'y avait, au sens traditionnel du terme, pour ainsi dire pas de favorites, bien que les noms de plusieurs de ses maîtresses connues viennent aussitôt à l'esprit. On prête à Pierre divers propos sur ce sujet, par exemple celui-ci : « L'ennemi peut plus vite recouvrer la liberté, alors que les fers d'une femme sont de longue durée. »

Mais Pierre avait des femmes qu'il emmenait avec lui en voyage : on les appelait des maîtresses (« métresses »). Ce n'était pas un secret pour Catherine. Le rôle de ces femmes pourrait se décrire comme quelque chose d'analogue aux escort girls d'aujourd'hui : elles accompagnaient un homme de haut rang et prenaient parfois part, selon son bon plaisir, à certains ébats que l'on devine aisément. Ces femmes étaient de condition diverse, mais non de haute naissance, et leurs noms ne nous sont pas parvenus.

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