vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

Les États-Unis ont cessé de frapper le penny, cette pièce de cuivre d'un cent

Partager
Les États-Unis ont cessé de frapper le penny, cette pièce de cuivre d'un cent

Les États-Unis ont cessé de frapper le penny, cette pièce de cuivre d'un cent. Un pays immense, une économie grandiose, des technologies dignes de l'espace, et pourtant, avec la petite piécette rousse, cela n'a pas marché.

On a compté, on a calculé, et l'on a découvert que fabriquer une pièce d'un cent pour un peu plus de trois cents est un plaisir aussi agréable que coûteux. Et hors de portée même de ceux qui se les cousent eux-mêmes sur le revers de leurs poches.

Ces jours-ci, la Monnaie américaine a solennellement frappé le tout dernier penny. Et pour que nul ne dise qu'on avait simplement jeté le penny aux oubliettes, on a entouré ses adieux d'un beau cérémonial.

Pour l'instant, on assure que tous les pennies frappés auparavant restent en circulation. Comme certains types humains rares : retirés de la production depuis longtemps, mais que la vie nous fait encore croiser de temps à autre.

Aux collectionneurs, on a promis des émissions rares, afin qu'ils aient de quoi s'enorgueillir. Quant aux autres, on leur a proposé de se remémorer l'arithmétique scolaire et les règles d'arrondi.

Le monde est devenu plus léger d'une pièce et plus lourd d'un motif de réflexion : quand donc disparaîtra de nos portefeuilles l'énergie même de l'argent, d'abord le cuivre, puis le cupronickel, l'acier, le laiton et le nickel, et enfin le papier ? Il ne restera que des transactions dans le nuage et des souvenirs, comme ceux de nos parents qui payaient leur trajet avec une pièce de dix kopecks.

Que ceux qui souhaitent plonger dans la nostalgie anticipative, se languir d'un avenir sur le point de devenir passé, se procurent nos kopecks : ils circulent encore, mais, selon les ouvrages de référence, on ne frappe plus ni les 1, ni les 5, ni les 10, ni les 50 kopecks.

Signaler une erreur de traduction