vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

Pour en revenir, donc, aux petits disques et aux pièces symboliques

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Pour en revenir, donc, aux petits disques et aux pièces symboliques. Un fait assez curieux : en 1925, la Russie soviétique entreprit de frapper des pièces d'or de 10 et de 5 roubles de la Russie tsariste. Pendant longtemps, l'information passa pour de simples rumeurs non confirmées, jusqu'à ce que, il y a une dizaine d'années, des publications officielles liées à l'Hôtel des monnaies de Léningrad viennent attester cette escroquerie.

Durant ses premières années d'existence, l'État soviétique se trouvait sous ce qu'on appelait le blocus de l'or, imposé par plusieurs pays occidentaux : les pièces d'or soviétiques, à savoir les tchervonets du modèle de 1923, n'étaient pas acceptées. Or il fallait bien conclure des transactions et payer ses dettes.

C'est ici qu'entre en scène l'ingéniosité russe.

L'interdiction ne visant que l'or soviétique, on décida de frapper l'or qui n'était pas sous le coup de cet interdit, c'est-à-dire les tchervonets tsaristes. Par bonheur, l'outillage de frappe d'origine comme les spécialistes de l'époque avaient été conservés. Dans la documentation de l'Hôtel des monnaies de Léningrad, ces pièces refaites figuraient sous l'appellation de « petits disques de grande et de petite valeur ».

Tous les tchervonets nouvellement frappés portaient l'ancienne date et le dessin d'origine, à d'infimes différences près, que seul un numismate chevronné peut discerner. L'Hôtel des monnaies de Léningrad émit des pièces de cinq roubles de 1897-1901 et des pièces de dix roubles de 1898-1904, pour un montant de 25 millions de roubles. Tout le monde s'accorde à reconnaître que les tchervonets soviétiques sont d'assez bonne qualité, avec cette particularité amusante que les contrefaçons soviétiques pèsent souvent plus lourd que les originaux.

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