samedi, 3 octobre 2026

Dans les prochains jours, la Douma d'État examinera des amendements à la loi sur les objets du patrimoine culturel (monuments d'histoire et de culture) des peuples de la Fédération de Russie

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Dans les prochains jours, la Douma d'État examinera des amendements à la loi sur les objets du patrimoine culturel (monuments d'histoire et de culture) des peuples de la Fédération de Russie. Il est manifeste que la modification de la loi fédérale n° 73 (FZ-73), qui supprimerait l'expertise historique et culturelle d'État obligatoire des terrains, est poussée par les promoteurs.

Que signifie la suppression de l'expertise historique et culturelle d'État ? Ceci : les travaux de construction se dérouleront sans la moindre entrave par-dessus des monuments archéologiques encore non découverts ; centres commerciaux et immeubles neufs s'élèveront sur d'anciennes sépultures et d'anciens campements ; des routes seront tracées à travers les cimetières villageois ; de précieuses sources historiques périront sous les godets des excavatrices, et leurs traces se retrouveront coulées dans le béton. Ne resteront protégés que les terrains où la présence d'un objet historique et culturel est déjà établie au moment du chantier. Quelle générosité !

En Russie, les monuments sont depuis des années privés de toute protection, et même de tout enregistrement, tandis qu'un nombre immense de trouvailles potentielles reste encore à découvrir. Les savants sonnent le tocsin : la Russie n'a pas de carte archéologique complète ! Un permis de construire délivré sans expertise anéantira les chances de découvertes futures !

Est-il besoin de dire que ces amendements contredisent directement les normes de la Convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique, à laquelle la Russie a adhéré dans les années 1990 ? Partout dans le monde, l'engagement est pris que tous les travaux de construction soient accompagnés de consultations avec des archéologues. Or l'auteur de l'amendement a décidé de « simplifier » la vie des promoteurs et des bâtisseurs. Et cela, alors que dans la région de Moscou on a déjà mis au jour des campements de l'âge de pierre, des vestiges d'anciennes forteresses, des groupes de kourganes, et que quantité de monuments peuvent se trouver sur des territoires encore inexplorés.

Des collègues signent une pétition contre la suppression de l'expertise historique et culturelle. On a peine à croire que cela puisse servir à quoi que ce soit, mais rejoignez-les tout de même : https://bit.ly/2IgpbZC

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