En Angleterre, il existait une divination pratiquée avant Noël ou le jour de la Saint-Thomas : les jeunes filles prenaient trois, cinq ou huit oignons et les piquaient d'épingles, marquant chacun d'un signe particulier ou d'une initiale désignant les noms
En Angleterre, il existait une divination pratiquée avant Noël ou le jour de la Saint-Thomas : les jeunes filles prenaient trois, cinq ou huit oignons et les piquaient d'épingles, marquant chacun d'un signe particulier ou d'une initiale désignant les noms des garçons repérés, afin de savoir lequel elles épouseraient. Les oignons ainsi épinglés étaient cachés dans un cellier ou dans une cheminée, et l'on observait lequel germerait le premier au printemps : c'est celui-là dont la propriétaire était destinée à épouser le garçon. L'entremise de l'oignon, en médium des prédictions, est assurément curieuse, mais non moins curieuse est la quantité de divinations que les femmes ont imaginées, à toutes les époques, pour sonder leur destin matrimonial. L'une des explications utilitaires de ce besoin de connaître l'élu pourrait être le besoin tout élémentaire de choisir auquel des hommes de l'entourage accorder davantage d'attention et, peut-être, permettre une intimité avant le mariage. Si l'oignon a germé pour lui, tout est en ordre : on peut se donner