Dans la revue académique Physical Review Letters du 24 novembre 1975 paraissait un article de cryogénie, « Two-, Three-, and Four-Atom Exchange Effects in bcc 3He », signé de membres du département de physique de l'Université du Michigan…
Dans la revue académique Physical Review Letters du 24 novembre 1975 paraissait un article de cryogénie, « Two-, Three-, and Four-Atom Exchange Effects in bcc 3He », signé de deux membres du département de physique de l'Université du Michigan, les professeurs J. H. Hetherington et F. D. C. Willard. Cinq ans plus tard, le professeur Willard fit paraître cet article en France. Or, sous le nom de Félis Domesticus Chester Willard se cachait en réalité un chat, chiffré dans l'appellation latine du genre et de l'espèce du chat domestique, dans le surnom de Chester et dans le prénom du père félin de Willard. Le coauteur était le chat du professeur Hetherington, qui avait eu recours à cette ruse pour ne pas devoir réécrire, sous la pression des éditeurs, un article truffé du pronom « nous ». La supercherie finit par être découverte, mais le chat Chester passe pour le premier savant de la famille des félidés, si l'on excepte, bien sûr, le chat du Lukomorié de Pouchkine.


