vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

En 2019, le gangster américain Anthony « Pluto » Raimondi, représentant de l'une des cinq familles mafieuses les plus influentes de New York, a revendiqué l'assassinat du pape Jean-Paul Ier, en avouant sa participation au crime dans un livre autobiographi

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Selon Raimondi, le commanditaire du meurtre serait l'évêque Paul Marcinkus, président de la Banque du Vatican de 1971 à 1989, soupçonné en 1973 d'avoir participé à la livraison au Vatican de fausses obligations d'une valeur de près de 15 millions de dollars. Le gangster écrit que le pape Jean-Paul Ier s'apprêtait à révéler des crimes financiers de grande ampleur, liés notamment à des manœuvres frauduleuses sur des actions de Coca-Cola et d'IBM au sein même du Vatican, dans lesquelles étaient impliqués des centaines de hauts dignitaires, jusqu'à la moitié de tous les cardinaux.

Le mafieux avoue que, dans la nuit du 27 au 28 septembre 1978, après que Marcinkus eut fait boire au pape, dans ses appartements, une tasse contenant du Valium, il aurait fait couler du cyanure de potassium dans la bouche du pontife. Selon le livre, étaient présents le cardinal italien de la Curie Pietro Palazzini et le cardinal portugais António Ribeiro. Après quoi l'un des complices se serait mis à crier que le pape était mort, appelant à l'aide. Le médecin accouru diagnostiqua une mort par crise cardiaque, et aucune autopsie ne fut pratiquée. Raimondi écrit que le poison pourrait très probablement encore être détecté dans le corps du pape aujourd'hui, mais on lui objecte que les toxines se décomposent sous l'action des produits d'embaumement.

Tous les protagonistes de cette histoire sont désormais morts, mais l'empoisonnement selon la version de Raimondi n'est que l'une des théories répandues sur l'assassinat du pape Jean-Paul Ier, qui comptait mettre fin à la corruption et aux crimes économiques au sein du Vatican.

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