En 1955, lorsque Margaret, la sœur cadette de la reine Élisabeth, eut 25 ans, elle devait épouser son bien-aimé, le colonel Peter Townsend
En 1955, lorsque Margaret, la sœur cadette de la reine Élisabeth, eut 25 ans, elle devait épouser son bien-aimé, le colonel Peter Townsend. Mais ce mariage n'eut pas lieu, sur décision de la reine : en tant que chef de l'Église anglicane, elle ne pouvait permettre qu'un membre de la famille royale épousât un divorcé dont l'ex-conjoint était encore en vie. L'interdit fut très douloureux pour Margaret. On ne lui proposa d'autoriser ce mariage qu'à la condition qu'elle renonçât à son titre, abandonnât ses droits au trône, perdît sa dotation et la possibilité de vivre en Angleterre. C'est ainsi que le roi Édouard VIII avait dû renoncer à la couronne pour épouser Wallis Simpson en 1936.
Pourtant, lorsqu'en 2005 le prince Charles décida d'épouser Camilla Parker Bowles, divorcée et dont l'ex-mari était bien vivant, ni le cabinet des ministres, ni les évêques de l'Église anglicane, ni la reine, protectrice de la foi et de la couronne, ne jugèrent possible d'arrêter le prince de Galles. Savez-vous pourquoi ?
Tout juste à point nommé, en 2002, le Synode général de l'Église anglicane avait aboli les dispositions interdisant de marier à l'église des personnes dont l'ancien conjoint était encore en vie. Comme c'est commode.
Au bout du compte, le prince Harry a lui aussi pris pour épouse une femme divorcée.

