vendredi, 2 octobre 2026

En 1896, le Louvre acquit pour 220 000 francs la tiare du roi scythe Saïtapharnès

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En 1896, le Louvre acquit pour 220 000 francs la tiare du roi scythe Saïtapharnès

En 1896, le Louvre acquit pour 220 000 francs la tiare du roi scythe Saïtapharnès. Huit des plus grands spécialistes de l'Antiquité et de l'histoire de l'art la déclarèrent chef-d'œuvre et assurèrent qu'elle deviendrait la fierté du Louvre. Le Musée impérial de Vienne avait d'abord voulu acquérir la couronne, mais sa direction n'était pas parvenue à réunir la somme demandée. Le Louvre, lui, obtint ces fonds colossaux sur le budget de la République. La tiare devint en effet le joyau du musée, des milliers de visiteurs s'y pressèrent, mais, au bout de quelques mois à peine, elle se fit un renom plus grand encore.

Le directeur du musée d'Odessa, von Stern, l'historien munichois Adolf Furtwängler et le professeur pétersbourgeois Vesselovski déclarèrent que la tiare était un faux. On ne tarda pas à retrouver aussi l'auteur de la contrefaçon, le joaillier odessite Israël Rouchomovski. Il comparut devant une commission gouvernementale spéciale et démontra de façon convaincante qu'il en était bien l'auteur.

Il fut décidé de conserver la tiare dans les collections du Louvre, non pas parmi les antiquités, mais comme un objet d'art de notre temps. À ce jour, l'histoire de cette tiare demeure la plus retentissante affaire de faux en France. On peut actuellement voir la tiare à l'exposition « Faux et faussaires » aux Archives nationales de France.

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