samedi, 3 octobre 2026

Caisse vide et taxe sur le luxe triplée par William Pitt en Angleterre en 1793

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En 1793, l'Angleterre se trouva entraînée dans les guerres de la Révolution française. Or le pays, depuis la grande guerre précédente, celle de Sept Ans, croulait sous une dette colossale de 200 millions. La situation financière de l'État était critique depuis plusieurs décennies. Le Trésor était vide, en dépit de droits de douane et d'accises déjà démesurément gonflés sur des denrées comme le sel, la bière et, par exemple, 96 % sur le thé, sans oublier des taxes doublées ou triplées sur le café. On tenta même d'instaurer un impôt sur le papier timbré, qui fut vite aboli. Même la suspension, en 1789, de la convertibilité des billets de banque en or n'y changea rien. La dette publique croissait inexorablement. William Pitt, chef du gouvernement, triple la taxe sur le luxe. Sont réputés luxe : les domestiques masculins, la possession de voitures et de chevaux oisifs, c'est-à-dire destinés aux courses ou à la chasse, ainsi que les chiens courants. Ces gens relevaient de la première classe de contribuables. La poudre, les montres et les fenêtres étaient aussi du luxe, mais de seconde classe. La troisième classe regroupait les entrepreneurs.

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