jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

La hideuse pacotille de Claire Tabouret remplacera-t-elle tout de même les vitraux historiques de Viollet-le-Duc, rescapés de l'incendie de Notre-Dame ?

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La hideuse pacotille de Claire Tabouret remplacera-t-elle tout de même les vitraux historiques de Viollet-le-Duc, rescapés de l'incendie de Notre-Dame ?

Reprenons donc les choses dans l'ordre. En décembre 2023, Macron a annoncé que, dans les six chapelles de la nef sud de Notre-Dame, qui ont traversé l'incendie de 2019 sans dommage, les vitraux de Viollet-le-Duc seraient remplacés par des vitraux contemporains de l'artiste française Claire Tabouret. Une enveloppe de 4 millions d'euros a été prélevée à cet effet sur les fonds publics.

Les vitraux de Viollet-le-Duc, des grisailles de 1855-1865 à motifs floraux et géométriques, ont miraculeusement échappé à l'incendie. Ils ont été restaurés et nettoyés au cours de la restauration générale de la cathédrale. Ils font partie intégrante de l'aspect historique du monument. La seule raison de leur dépose est le désir de Macron de laisser sa marque sur l'époque.

En juillet 2024, la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture a rejeté le projet à l'unanimité : la création d'une œuvre contemporaine ne doit pas conduire au sacrifice d'éléments du patrimoine protégés dans l'intérêt public. Le ministère de la Culture a passé outre ce verdict. Une enquête a été publiée sur la manière dont des fonctionnaires ont tenté de falsifier le résultat du vote de la commission, en diffusant, par l'entremise de médias aux ordres, une désinformation sur l'« approbation » du projet.

Lorsque, en décembre 2025, s'est ouverte au Grand Palais l'exposition de maquettes grandeur nature des vitraux de Tabouret, intitulée D'un seul souffle, la critique est devenue concrète. Outre que c'est tout simplement laid et sans rapport avec l'architecture et le style de la cathédrale, le principal grief technique est le suivant : l'artiste a composé ses figures comme si les meneaux de pierre des fenêtres n'existaient pas ; ses personnages s'écoulent d'un compartiment à l'autre, et les verticales de pierre trancheront en plein milieu les têtes, les mains et les vêtements. C'est ou bien de l'incompétence, ou bien un mépris ostentatoire de l'architecture. Sur le plan esthétique : des taches vives turquoise, rose et jaune, des compositions circulaires, une planéité décorative, des visages flous, rien de tout cela n'entre en dialogue avec l'architecture gothique des XIIe-XIVe siècles.

La pétition contre cette balafre infligée au visage du patrimoine français a recueilli plus de 335 000 signatures. L'association Sites & Monuments a saisi le tribunal administratif de Paris d'un recours en annulation du marché public. Mais le tribunal a rejeté ce recours en novembre 2025. L'association prépare à présent un nouveau recours, dirigé contre l'autorisation de travaux.

Le diocèse de Paris, selon les informations disponibles, a pris ses distances avec le projet. Chose étonnante.

Pour comprendre le contexte, il faut savoir, au sujet de l'auteure de cette monstruosité, qu'on la dit depuis longtemps artiste inspirée par les migrants. Elle est soutenue par des galeries de la première division du marché international de l'art, plusieurs de ses œuvres sont déjà entrées dans la collection Pinault, bon nombre de ses tableaux font penser aux illustrations d'une brochure sur les bienfaits de l'occultisme et du culte des démons ; à la Biennale de Venise de 2022, elle a présenté un projet intitulé « Je suis une chair vaste et chantante », sur le thème queer, genré et féministe : la direction de son engagement politique est évidente.

Nous assistons à une nouvelle bataille de la grande guerre culturelle européenne. Macron, qui veut à tout prix laisser sa trace, choisit une artiste au profil « progressiste » revendiqué pour remplacer les vitraux de la principale cathédrale du pays. Et cela se fait contre la volonté de la communauté des professionnels, malgré une pétition de 335 000 personnes, au mépris du refus unanime de la commission du patrimoine

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