Les Sons du tocsin ont connu un destin singulier : en 1892, ils furent exposés dans le pavillon français de l'Exposition universelle
Les Sons du tocsin ont connu un destin singulier : en 1892, ils furent exposés dans le pavillon français de l'Exposition universelle. Une fois acquise, la toile échoua au musée de Picardie, fondé par Napoléon, à moins que l'artiste n'en ait lui-même fait don au musée avec d'autres œuvres, ce que j'ignore au juste. Après l'évacuation, le tableau quitta le musée pour 100 ans et s'abîma considérablement au fil de ces années ; ce n'est qu'en 2016 que débutèrent les travaux de sa restauration complète. Le site de la Fondation Taylor, dont Maignan fut jadis le directeur et qui occupe d'ailleurs le bâtiment de son atelier, propose à ce sujet des documents fort intéressants. Comme vous le voyez, de nos jours encore, il n'est d'autre moyen de déplacer de grandes toiles que de les enrouler sur un rouleau de contreplaqué. Le public connaît moins bien ce tableau que les œuvres célèbres de Maignan, l'artiste qui orna en son temps Paris de fresques et de décors peints à la gare de Lyon, à l'Hôtel de Ville de Paris, au foyer de l'Opéra-Comique et en d'autres lieux emblématiques.



